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J’ai tenu à créer ce site pour diffuser des informations en français sur cette maladie méconnue, et surtout, pour que d’autres chats et leurs maîtres n’aient pas à vivre ce que Lolita et moi avons vécu. Le contenu de ce site est en quelque sorte une compilation de mes lectures et recherches en anglais sur Internet et de mon expérience personnelle avec Lolita.
L’histoire de Lolita

Un matin de juin 2005, alors que nous vivions encore au Mexique, j’ai vu que Lolita n’était pas dans le lit comme d’habitude. Après l’avoir cherchée partout, j’ai fini par la découvrir cachée dans le fond d’un placard entre les vêtements. Impossible de la faire sortir de sa cachette. On aurait dit qu’elle avait vu un fantôme.
Cet état inquiétant a persisté durant plusieurs jours. Elle demeurait cachée, avait des spasmes sur le dos (un genre d’ondulations ou roulement de la peau du dos), puis elle se mettait à courir dans tous les sens, l’air effrayé et paniqué et elle disparaissait dans son placard de nouveau. Elle passait ses journées le regard dans le vide et avait des moments de folie durant lesquels elle se léchait et se mordait frénétiquement la base de la queue, les flancs, les pattes…
Après environ 3 jours de vains essais pour la distraire de cet état étrange, nous avons consulté un vétérinaire, de plus en plus inquiets. Mon conjoint et moi étions en plein préparatifs pour déménager au Québec et le vétérinaire a conclu à un stress lié au déménagement.
Le cinquième jour, les symptômes ont fini par s’atténuer, puis ont complètement disparu le septième jour. J’étais extrêmement soulagée.
Quelques jours plus tard, nous partions pour le Québec. Lolita a bien supporté le voyage et s’est adaptée à son nouveau foyer immédiatement. Nous étions certains que ce mauvais épisode était derrière nous.
À notre grand désespoir, le cauchemard a recommencé un mois après notre arrivée. Le 4 août, en rentrant chez moi, je découvris Lolita cachée dans le sous-sol, dans un état que je reconnaissais trop bien. Cette fois, elle est demeurée en crise et ça n’a plus jamais arrêté. Elle était méconnaissable et souffrait énormément. Nous l’avons emmenée chez un nouveau vétérinaire et nous avons effectué un bilan sanguin complet afin d’éliminer la majorité des maladies qui peuvent donner de tels symptômes. Ne sachant pas trop ce qu’elle avait, on lui a prescrit Clomicalm, un médicament anti-anxiété/antidépresseur, ce qui semblait, somme toute, logique. Malheureusement, le médicament n’a pas eu les effets escomptés et lui a créé un nouveau problème; elle s’est mise à retenir selles et urine pendant des jours à un point tel qu’elle hurlait de douleur lorsqu’elle réussissait enfin à évacuer. Affolée, j’ai rappelé le vétérinaire qui m’a suggéré de poursuivre le traitement malgré tout. J’ai perdu toute confiance en lui et j’ai préféré demander un second avis.
Nous nous sommes donc rendus dans une nouvelle clinique. Cette fois, on lui a administré un traitement contre les parasites de peau et ensuite contre les allergies, ce qui semblait également assez logique. Malheureusement nous n’avons obtenu aucun résultat de nouveau.
Entretemps, mon conjoint et moi faisions de nombreuses recherches sur Internet, mais avec très peu de succès car nous n’avions que les symptômes comme base et aucun nom de maladie. Nous avons fini par trouver un site en anglais qui parlait du syndrome d’hyperesthésie féline et dont les symptômes concordaient en tout point avec ceux de Lolita. J’ai mentionné cette maladie aux deux vétérinaires, mais ils n’ont pas vraiment pris cette option au sérieux.
J’ai commencé à me sentir vraiment désemparée. J’étais de plus en plus certaine que c’était ce dont souffrait Lolita. Nous avons trouvé, par le biais d’Internet, un vétérinaire en Californie qui semblait bien connaître ce syndrome et son traitement. Il nous a confirmé qu’il était très probable que Lolita en soit atteinte et nous a suggéré un traitement à la cortisone combiné avec des médicaments contre les douleurs. Il me disait cependant que le plus difficile serait de trouver un vétérinaire qui accepterait de la traiter ainsi.
Pendant ce temps, l’état de Lolita ne s’améliorait pas. Nous passions des nuits blanches à la voir courir dans tous les sens et souffir. Parfois, elle avait des attaques si violentes et son coeur battait si vite et si fort que je croyais qu’elle mourrait. D’ailleurs, j’ai perdu espoir à plusieurs reprises et j’ai souvent pensé qu’elle ne pourrait pas vivre longtemps ainsi. Je n’arrivais pas à me résigner à la perdre ni à la voir vivre dans cet état, elle qui était un chatte si affectueuse et joyeuse avant.
Un soir, alors que je ne voyais plus aucune issue possible et que j’étais profondément découragée, une amie m’a parlé d’une vétérinaire qui pratique dans une ville située à une heure de chez moi. Elle l’a appelée et lui a parlé de Lolita. Il s’est avéré qu’elle connaissait la maladie, et, coup de chance incroyable, elle revenait tout juste d’un congrès de vétérinaires au cours duquel on avait parlé de cette maladie. Il existait un nouveau traiement: la gabapentine (Neurontin), un médicament contre les douleurs neurologiques.
Nous nous sommes rendus à sa clinique et nous avons débuté ce traitement. Nous avons immédiatement vu une amélioration, mais les crises continuaient et elle avait toujours de très mauvaises périodes. De plus, le cas de Lolita est très grave. Elle était sévèrement atteinte. Après deux semaines, nous avons combiné la gabapentine avec de la cortisone et son état a continué à s’améliorer.
Après plusieurs semaines nous avons arrêté la cortisone. Elle avait toujours des hauts et des bas mais son était général était assez bon. Elle suit ce traitement depuis maintenant neuf mois et son état n’a jamais cessé de s’améliorer.
Ajourd’hui, elle a encore de légères crises, mais elle ne se cache plus, elle ronronne de nouveau et mène une vie de chat heureux.
Lolita vient tout juste d’avoir trois ans et demi et son état s’améliore toujours, au fil des mois. Elle est encore sous médication et nous avons noté une baisse de globules blancs, probablement un effet secondaire du médicament. Je ne sais toujours pas si elle pourra un jour arrêter de prendre son traitement, mais elle fait une vie normale, avec de bons et de mauvais jours.
Je ne saurai jamais assez remercier cette vétérinaire qui a été extraordinaire et qui m’a encouragée à persister. Sans elle, je crois que Lolita ne serait plus avec nous.
Enfin, j’aimerais préciser que l’hyperesthésie féline est une maladie qu’on ne peut diagnostiquer que par élimination. Il existe plusieurs maladies qui peuvent donner des symptômes similaires. Je ne serai jamais tout à fait certaine que c’est la maladie dont souffre Lolita, mais n’ayant découvert rien d’autre jusqu’à maintenant, le traitement qu’elle suit est le plus approprié.

ça n’a pas du etre facile!
J’ai un petit garçon épileptique, et meme si il prend un bon traitement, on n’ est jamais surs de rien…Il peux à tout moment échapper à son traitement…J’espère que tout ira bien pour ton gros minou et surtout bon courrage!
Biz
Le smirnouff
http://britaniesmith.skyblog.com
Bonjour
C’était la première fois que j’entendais parler de ce trouble..
Mon chat, n’est pas comme le vôtre, c’est vraiment moindre par rapport à vous.!
C’est un char nu, de 1 an, je l’ai eu à 4 mois.
Il déteste qu’on lui caresse le dos et fuit cette caresse, donc les gens qui ne le connaissent pas ne peuvent pas le toucher.
C’est un chat très collant,qui est tjs à la recherche du contact de ses maîtres( il se love dans nos peignoirs au contact peau, dans notre coup ( sur nos épaules)..) mais avec un fort caractère, il aime être poupouné quand il le désire, jamais sur le dos, mais vraiment que quand il le veut.Par contre il est tjs avec nous ou dans la même pièce dans un polaire.
Si on le touche quand il le veut pas, il mieule comme une petite plainte, si on insiste il se lève va à 1 mètre de nous et revient au même endroit, 3 ou 4 minutes après…
Il s’immobilise et se couche dès qu’on tapote comme une fessée ses cuisses…..il déteste et aime à la fois c’est bizarre…
À ses 8 mois, nous sommes partis en vacances 15 jours, c’est mon fils de 19 ans qui vit à la maison qui l’a gardé..à mon retour il avait fait une crise carabinée d’allergie (le ventre et le cou et les cotés)…je l’ai soigné pas antibio et cortico, mais 3 jours après l’arrêt du traitement ça a un peu récidivé..alors re traitement..puis il c’est mis a tjs resté une petite plaque rouge d’allergie, genre petite plaie, elle change de place et dès qu’il y en a plus d’une, je lui donne un atopica qui arrête momentanement la crise.
Cette allergie au départ a été due au stress de notre départ + le fait que ce sont des chats qui transpirent et mon fils n’a pas lavé le polaire ou il dort et peut être en plus des piqûres de puces, car j’ai 3 autres chats de gouttière.
Donc, voici mon histoire, j’ai parlé de son problème de carressage de dos à ma veto, comme elle est osteo elle l’a manipulé, mais ça n’a rien donné…
Votre article m’a intéressée, car mon chat ne supporte pas qu’on touche son dos, le bouche bizarrement ( plies , ça se voit bien sans poil) il se lave très fréquemment apres qu’on le touche, il a des allergies récidivantes et des moments de frénésies désordonnées, même si dans ces moments je ne pense pas qu’il souffre.
Vous en pensez quoi?
Merci de m’avoir lu.